L’industrie de l’impression d’étiquettes évolue rapidement, et les méthodes de séchage jouent un rôle clé dans cette transformation. Prenons l’exemple des encres UV, qui remplacent progressivement les techniques traditionnelles comme le séchage à air chaud ou par infrarouge. Pourquoi ce changement ? Parce que la polymérisation sous LED UV offre une réactivité incomparable. Une étiquette imprimée avec cette technologie est prête en quelques secondes, sans risque de bavure ou de déformation du support. Comparez cela aux heures nécessaires pour un séchage thermique classique – la différence saute aux yeux.
En flexographie, la précision est reine. Les encres UV permettent de travailler sur des matériaux délicats comme les films minces ou les papiers sensibles à la chaleur. Un atelier en Alsace a récemment testé l’impression sur polypropylène transparent : résultat, des couleurs éclatantes sans jaunissement, même après exposition prolongée à la lumière. Les sécheurs traditionnels, avec leur chaleur abrasive, auraient dégradé le support dès le premier passage.
L’offset conventionnel n’est pas en reste. Certains imprimeurs suisses combinent maintenant des unités UV hybrides dans leurs machines Heidelberg. Cela leur permet de basculer entre encres classiques et UV selon les projets, sans perdre de temps en reconfiguration. Le gain de productivité atteint parfois 30 % sur les séries courtes – un argument massue pour les commandes urgentes.
Parlons énergie. Un sécheur UV LED consomme jusqu’à 70 % moins d’électricité qu’un tunnel thermique. Prenez une ligne d’impression étroite fonctionnant 16h/jour : le retour sur investissement se calcule en mois, pas en années. Et contrairement aux lampes à mercure traditionnelles, les LED n’émettent pas d’ozone ni de COV. Une usine lyonnaise a même récupéré 15 % d’espace au sol en remplaçant ses anciens systèmes par des modules UV compacts.
Les encres solvent restent populaires pour certains substrats complexes, mais leur évaporation pose problème. Un fabricant de cosmétiques a dû retirer une collection complète d’étiquettes parce que les solvants avaient réagi avec les parfums. Avec le UV, ce type d’interaction chimique disparaît – la polymérisation crée une couche inerte immédiatement stable.
Les défis persistent. Certains pigments métalliques réagissent mal aux longueurs d’onde des LED, nécessitant des réglages précis. Un fournisseur allemand a développé des photoamorceurs sur mesure pour ses encres dorées, résolvant le problème d’adhérence sur les surfaces PE. C’est cette adaptabilité qui fait du UV une solution sur mesure plutôt qu’une simple alternative.
La maintenance change aussi la donne. Plus besoin de nettoyer régulièrement les conduits encrassés par les résidus de séchage. Un technicien belge m’a confié gagner deux heures quotidiennes depuis qu’il a adopté le système UV – du temps réinvesti dans le contrôle qualité. Les arrêts machine imprévus ? Réduits de 40 % selon ses chiffres.
Les petites séries bénéficient particulièrement de cette flexibilité. Imaginez imprimer 500 étiquettes vinicules avec des données variables, chaque exemplaire nécessitant un QR code parfaitement lisible. Le UV garantit une fixation instantanée, éliminant les risques de transfert d’encre dans les unités suivantes. Un vigneron bourguignon a ainsi pu personnaliser ses bouteilles sans surcoût ni délai supplémentaire.
Même les encres blanches opaque




